Le dosage des CMV que nous proposons est parfois questionné. La quantité journalière requise est-elles plus élevée que pour d’autres CMV proposés par d’autres marques dans un but commercial ? Pour que nous puissions en vendre plus ? Absolument pas. C’est tout simplement une histoire de composition, que nous allons vous détailler dans cet article.
Une base de lin de qualité, en quantité favorisant l’appétence
Un CMV, comme son nom l’indique, est composé de minéraux et vitamines. À l’état pur, ces derniers n’ont rien d’appétent, et ont besoin d’un « support » pour être distribués. Chez Harmonie Nutrition Équine, nous avons choisi d’utiliser la graine de lin extrudée.
Si nous avons fait ce choix, c’est parce que le faible taux de sucre du lin le rend acceptable pour tous les chevaux, qu’ils soient en surpoids ou pas, mais également pour son apport en oméga 3. Il aurait été plus économique de choisir un élément plus sucré et donc plus appétent, mais nous avons préféré privilégier l’intérêt nutritionnel de cet élément.
Pour qu’il apporte assez d’appétence et qu’il remplisse son rôle de support des minéraux, il faut en utiliser un peu plus qu’un composant moins qualitatif. Pour notre CMV Vital, par exemple, on recommande une dose de 90g par jour pour un cheval de 500kg. Sur ces 90g, il y a près de 30g de graines de lin extrudées.
Note : si la graine de lin a de grandes qualités, la quantité apportée dans les CMV ne suffit pas à couvrir les besoins journaliers en oméga 3 lorsque les chevaux sont au foin uniquement, il faut en apporter par ailleurs.
L’ajout indispensable de lysine et de méthionine, acides aminés souvent négligés
Les acides aminés sont des molécules qui composent les protéines. Certains sont « non essentiels » (le cheval peut les « fabriquer » lui-même à partir d’autres acides aminés), mais d’autres sont dits « essentiels » : le cheval ne peut pas les fabriquer seul et en a donc besoin dans sa ration journalière.
Avec des foins de plus en plus pauvres en protéines, les acides aminés dits « limitants » que sont la méthionine et la lysine notamment sont moins disponibles. Nous faisons donc le choix de les ajouter systématiquement à nos CMV.
Dans les quantités recommandées de nos différents CMV, la lysine et la méthionine cumulées représentent 9 à 15g par jour environ pour un cheval de 500kg.
La lysine dans l’alimentation du cheval
La lysine est l’acide aminé le plus souvent déficient dans l’alimentation du cheval. Les fourrages en sont plus ou moins pourvus.
Quel est le rôle de la lysine chez le cheval ?
- Elle améliore la disponibilité des protéines et des acides aminés
- Elle est active dans l’anabolisme et cicatrisation
- Elle favorise la croissance des tissus, le développement et le maintien de la masse musculaire
- Elle permet le fonctionnement du système immunitaire
- Elle permet la structure et résistance du collagène
Dans le cas d’une carence en lysine, on observe fréquemment une faiblesse articulaire et une perte de masse musculaire.
La méthionine, peu présente dans les fourrages
Dans la majorité des fourrages, la teneur en soufre et en méthionine est trop faible pour permettre de couvrir les besoins optimaux des chevaux.
La méthionine peut être convertie en cystéine, importante pour fabriquer le glutathion, un puissant antioxydant, et est une source de soufre, essentiel à la formation de la kératine.
Quels sont les signes de carence en méthionine chez le cheval ?
- Présence de stries verticales peu profondes sur la paroi des sabots, mauvaise qualité de corne
- Poil et crins cassants
- Soucis dermatologiques
- Raideurs articulaires
- Inconfort respiratoire
Répondre aux besoins optimums des chevaux, et pas seulement à leurs besoins minimums
Les besoins des chevaux ont été définis de longue date par des scientifiques, vétérinaires, etc. et sont recensés dans les fameuses « tables » de besoins (au même titre que les besoins humains, ceux des vaches, des chiens, des chats, et toutes sortes d’espèces).
Ces tables sont précieuses car elles nous donnent une base de travail incontournable !
Toutefois, il s’agit des besoins minimums analysés et la pratique (pas la nôtre uniquement, mais celle de vétérinaires, nutritionnistes et chercheurs de référence tels que le docteur Eleanor Kellon) montre que des apports parfois différents (supérieurs … ou inférieurs !), des proportions optimales entre chacun des éléments (que l’on appelle « ratios ») donnent des résultats bien meilleurs sur la santé des chevaux.
Nous avons donc choisi d’adapter la dose journalière de nos CMV pour répondre le mieux possible aux besoins optimums des chevaux, en tenant compte de l’assimilation optimale de chacun des éléments, mais bien entendu dans des proportions qui ne présentent aucun risque d’excès avec une distribution quotidienne précise.
Nos dosages en magnésium, phosphore, vitamine E, cuivre ou encore zinc par exemple, sont étudiés pour répondre à ces critères, ce qui a forcément un impact sur la posologie journalière.
Les éléments qui répondent à un besoin précis doivent être largement représentés dans le CMV correspondant
Tous nos compléments répondent à des besoins spécifiques (troubles métaboliques, problèmes digestifs, croissance, chevaux âgés, de sport, etc.) et apportent des éléments supplémentaires (probiotiques, prébiotiques, antioxydants, etc.) ou présentent des dosages plus élevés (en vitamine E, en magnésium, en méthionine, etc.). Seul le Vital, notre CMV journalier de référence pour les chevaux en bonne santé, ne cible pas de trouble particulier.
Prenons un exemple, en comparant le Vital et le Vital Flore :
-> La dose journalière recommandée du Vital est de 90g par jour pour un cheval de 500kg.
Cette dose apportera 220mg de cuivre.
-> Pour apporter au moins 220mg de cuivre avec le Vital Flore, il faudra donner 135g de CMV par jour pour un même cheval de 500kg.
Pourquoi ? Parce que le Vital Flore contient environ 30g de prébiotiques et probiotiques, des vitamines B en plus (dont de la biotine qui représente un dosage conséquent par jour), et que mathématiquement, si l’on ajoute des éléments supplémentaires aux composants de base, il faut donc augmenter la dose journalière pour conserver des dosages au moins identiques (et dans certains cas, comme celui du cuivre, un peu supérieurs au Vital) de ces composants de base.
La seule présence d’un élément ne permet pas l’efficacité d’un CMV : nous intégrons les éléments en dosage suffisant pour des CMV efficaces
Pour composer un CMV, il faut tenir compte des dosages minimums efficaces. Ajouter un peu de probiotiques et prébiotiques (ou autres éléments) dans un CMV ne suffit pas, à part pour l’aspect marketing : il faut les apporter au bon dosage pour que son efficacité soit réelle et suffisante.
Si l’on prend l’exemple de la vitamine C, son efficacité est prouvée chez un cheval de 500kg à partir de 10g par jour. Si l’on en met moins, elle aura quand même probablement une petite action, mais certainement pas autant qu’avec le dosage optimal.
Il en est de même pour les prébiotiques et probiotiques, les antioxydants, etc.
Rappelons-nous que nos chevaux (mais aussi nos poneys et nos ânes) sont de grosses bêtes, et que les dosages utilisés doivent être proportionnels à leur gabarit !
Nous espérons avec ces quelques explications avoir pu vous aider à comprendre l’intérêt d’un dosage juste, si vous n’êtes pas familier avec la lecture d’étiquette.
Nos compositions évoluent au gré des dernières recherches et avancées scientifiques, de l’évolution des fourrages, mais aussi de notre expérience du terrain qui s’étoffe un peu plus chaque jour.
Vous avez une question ? Un point ne vous paraît pas clair ? Vous aimeriez un conseil ? N’hésitez pas à nous contacter !
